Pour ce premier article de 2021, je me fais un petit plaisir qu’il me plait de partager avec vous, lectrices et lecteurs de cet aimable blog consacré à la phonétique du fle. Je vous propose de prendre connaissance d’un entretien réalisé en décembre dernier avec une jeune et très talentueuse professeur de fle. Elle est bielorusse, vit à Moscou, et est une remarquable praticienne  de MVT. Dans cet échange, elle commente ses pratiques de classe. Une vidéo riche d’enseignements.

Auteur invitée du blog

Alena Syromiatnikava

Alena Syramiatnikava, professeure de FLE depuis 2011, diplômée de l’Université linguistique d’État de Minsk (Bélarus), travaille avec des apprenants russophones de tout âge, en groupes et individuellement, en présentiel et en ligne.

Diplômée également d’un Master 2 en littérature française (Université Paris 8), elle essaie de concilier ses deux passions: la recherche et l’enseignement.
Son intérêt pédagogique concerne la littérature et la phonétique en classe de FLE, ainsi que la création de programmes d’apprentissage «sur mesure».

Contenu de notre conversation

Voici les questions jalonnant le déroulement de la vidéo.

Tu es professeur de français à Moscou.

Les circonstances sanitaires font que tu renseignes actuellement en visioconférence.

Toute l’année dernière tu as dispensé des cours de MVT 

Et tu faisais plein de constatations intéressantes et constructives sur ton compte FB. Je t’ai suivie avec un grand intérêt tout au long de l’année.

✔︎ Pourquoi ce choix pratique d’enseigner la MVT?

✔︎ MVT et Méthode articulatoire sont-elles complémentaires ou antagonistes d’après toi? (Petit parfum de guerre froide des années 60-70 en didactique du  fle en France)

✔︎ Comment tes élèves réagissent-ils à cette nouvelle façon d’aborder la phonétique en cours de fle?

✔︎ Quand tu fais un cours, à quel moment places-tu la séquence phonétique ? Pour quelle raison? 

✔︎Quels mérites reconnais-tu à la MVT maintenant que tu es devenue une praticienne expérimentée?

✔︎ A quelles difficultés te heurtes-tu éventuellement?

✔︎ En Russie, les professeurs de français mettent-ils l’accent sur la phonétique comme toi tu le fais?

✔︎ Quelles sont elles erreurs récurrentes des Russophones

   – Plan prosodique

   – Plan segmental

✔︎ Quand tu as des élèves débutants complets 

– Pratiques-tu la MVT? 

A quel moment leurs apprends-tu à lire et écrire en français? 

Y a-t’il alors une régression phonétique?

Elle porte sur le rythme l’intonation les sons? Lesquels plus précisément ? Comment taches-tu de régler le problème? 

Profitez de la vidéo

Comment la phonétique est enseignée en Russie

C’est le thème qui avait été abordé lors d’un entretien avec Aliona en août 2019 à Padoue pendant le stage. En Russie, la tradition « articulatoriste » est très fortement implantée. Et l’enseignement/apprentissage de la phonétique très, très énergiquement administré. Je vous invite à (re) découvrir ce témoignage en visionnant cette vidéo. Pour ce faire, cliquez sur l’image ci-dessous:

2 commentaires sur “Pratiquer la verbo-tonale en cours-témoignage”

  1. Merci pour ce témoignage Aliona vivant, passionné et passionnant.
    Merci aussi Michel Billières pour vos questions qui attendent vraiment une réponse de l’autre et pour votre talent à laisser les champs de la réflexion et de l’expérimentation ouverts.
    Aliona, j’ai apprécié la finesse de vos observations à propos de vos étudiants russes, mes apprenants viennent du monde entier et je n’ai pas beaucoup d’étudiants russes, mais j’ai pu, au fil des ans, observer les mêmes difficultés et tenter des choses similaires et constater, sans avoir suivi les formations de Michel Billières (seulement en lisant le blog et la plateforme d’autoformation), l’efficacité et l’intelligence de la MVT.
    Dans votre témoignage, j’ai particulièrement aimé :
    – la posture positive et ouverte à l’autre, à ses questions, ses réactions, ses observations sur sa langue et les langues en présence, dans la construction de votre cours : « pas d’obstacles / on pose des questions, / on en parle / ce n’est pas une catastrophe ».
    – sortir du carcan des activités phonétiques pour favoriser une approche naturelle : « on se sert de ce qu’on a »
    – organisation et souplesse dans l’utilisation de la MVT
    – l’observation de ce qui a pris ou pas à la séance suivante et la réflexion sur le travail en autonomie de l’apprenant et le travail pour le guider.
    – comme en musique se préparer pour la difficulté casse la phrase musicale.
    – L’écoute privilégiée : Magali dit : « L’oreille guide l’œil »
    >>> je me demande aussi si l’œil (pas ce lui qui lit le texte, mais celui qui lit la posture et le visage du locuteur) ne guide pas l’oreille : Une apprenante, lorsqu’on travaillait l’écoute et la production, avait toujours les yeux grands ouverts et une autre apprenante lui avait demandé en berbère « pourquoi tu ouvres les yeux comme ça ? » Elle lui avait répondu : « parce que j’entends mieux ! »
    – la MVT pour affiner la compréhension de ce que l’on fait / de ce qui se passe / de ce qui en résulte
    – faire le choix de la MVT en conscience, présenter sa pratique aux apprenants et prendre la responsabilité de la défendre
    >> CES DEUX DERNIERS POINTS PLAIDENT POUR LE SUIVI ESSENTIEL DE LA FORMATION MVT
    Vous venez de m’encourager à dépasser le stade de l’autoformation !
    Merci à tous les deux !
    Marie-Josée

    1. Merci Madame, vos propos constituent un formidable encouragement pour Aliona et moi dans notre entreprise de faire connaitre la MVT qui apporte une aide réelle aux enseignants comme aux apprenants pour améliorer leur prononciation en langue étrangère.

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