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L’évaluation en phonétique

Comment évaluer la prononciation des étudiants étrangers ? L’un des sujets les plus délicats, sinon le plus épineux, de la phonétique du fle à visée didactique. Entretien vidéo sur ce thème sans fond avec Charlotte Alazard-Guiu.

Une fois n’est pas coutume, je ne commente pas. J’avais pensé détailler un certain nombre de réflexions autour de ce thème de l’évaluation en phonétique. Je me demandais notamment quelle était la légitimité des évaluateurs de certifications pour évaluer -sur la base de quels critères, dans quelles conditions et avec quel pourcentage d’objectivité- les productions de personnes se présentant devant eux à l’oral. Que ces évaluateurs soient des natifs ou des enseignants étrangers. Comment jugent-ils la prononciation, comment se jugent-ils par rapport à elle? Savent-ils écouter?

Développer ce questionnement est légitime. Mais nous entraine dans une réflexion sans fin. Ce n’est pas un hasard si la littérature sur l’évaluation en fle est abondante et que l’on ne trouve rien concernant la composante phonétique.

J’avais également entrepris l’élaboration d’un questionnaire autour de l’évaluation des compétences phonétiques des apprenants… et des évaluateurs. J’y ai renoncé pour le moment.

Certainement aussi en raison de l’air du temps qui n’est guère propice à la concentration.

5 commentaires sur “L’évaluation en phonétique”

  1. bonjour,
    merci pour cette vidéo très i intéressante qui rejoint tout à fait ce que je préconise depuis des années et qui est résumé sur mon blog : https://la-phonetiqueenjouant.blog4ever.com/evaluer-la-prononciation
    une petite blague : j’ai candidaté à Tours pour le poste de maître de conf et la personne qui me recevait m’a dit : « mais comment envisagez-vous enseigner la phonétique avec l’accent marseillais que vous avez ?  » il y a encore du travail à faire !

  2. Bonjour Michel, à la minute 5.53, tu poses cette question à Charlotte : « Ne pourrait-on pas imaginer qu’il existe à terme un dictionnaire …..c’est à dire que l’élève passe d’abord par l’oral pour entendre le mot sélectionné …. et ait ensuite accès à l’écrit? »
    Ayant en charge un cours pour des adultes analphabètes, je me suis interrogée après plusieurs mois s’il existait un support d’aide au passage à l’écrit à partir de l’oral. Dans un premier temps, je me suis servie de « Eurêka! »de Jacques Demeyère, commandé chez De Boeck en Belgique – conçu pour les enfants dès 7 ans – : « Je ne sais pas écrire un mot, je le prononce, je le trouve dans le dictionnaire Eurêka! » Il contient plus de 10 000 mots. Pour les plus avancés, il existe aussi Le Grand Eurêka! dès 9 ans avec plus de 30 000 mots.
    Et puis lors d’une formation à Ressources et Territoires, j’ai rencontré Sybille Grandamy qui était dans le projet de concevoir un dictionnaire en 2 parties Lire / Écrire. Il est sorti en 2016, le DicLÉ. Dans la 2ème partie intitulée Pour écrire, les mots sont classés par « accroche sonore ». Il y a transcription sonore du mot suivie de son orthographe correcte. Ensuite, on peut chercher ce mot dans la 1ère partie si l’on a besoin de comprendre le mot (fonction habituelle du dictionnaire).
    Je ne me suis servie que du Eurêka! débutant car plus facile d’accès financièrement en plusieurs exemplaires. L’entrée se fait par le 1er phonème (exemple, le /k/ comprend les graphies c, k ,qu) et le phonème suivant (exemple, /mé/ ou /mè/ renvoie à la page 53 et à partir de là, le phonème suivant (3ème) apparaît entouré, pour aller plus rapidement au mot ciblé. Ces 3èmes phonèmes sont classés par ordre alphabétique (exemple, médaille – maigre – merci – message – mettre – maison /z/).
    J’ai trouvé ce support très intéressant et accessible au public de mon groupe, mon but étant qu’ils travaillent en parallèle la lecture et l’écriture de mots, de phrases puis de textes courts 😉
    Grand merci Michel pour tout le travail accompli que tu nous transmets avec tant de générosité et d’enthousiasme!!!
    Bon courage dans ces temps de confinement. Nous avions dit que nous prendrions le temps de nous retrouver (les Toulousains) après le stage de Padoue l’été dernier, mais nous l’avons laissé filer et maintenant le voilà « suspendu » (soupir…).
    Amitiés,
    Jocelyne

    1. Merci pour ces aimables paroles Jocelyne, ainsi que pour l’indication de cette ressource. Rendez-vous « après » pour un restau! Amicalement, Michel

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